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Comment structurer son livre de famille ?

Comment structurer son livre de famille ?

C’est une des questions récurrentes à laquelle je dois répondre dans l’élaboration des livres : comment structurer son livre de famille ? Il y a la question centrale du fil rouge et de ce qui va faire le plan de l’ouvrage, mais rapidement viennent les questions auxquelles on n’avait pas pensé de prime abord : faut-il faire une introduction ? où mettre le sommaire ? et la biblio ??!

Voici une synthèse des contenus à ne pas négliger dans la structuration du contenu de votre livre et les règles d’usage pour obtenir un résultat abouti respectant les règles de l’art.

Structurer son livre de famille

Ouvrir son livre

Lorsque l’on travaille sur la maquette intérieure d’un livre, on pourrait avoir tendance à partir directement sur le sommaire ou l’introduction de son livre. Pourtant il est d’usage d’utiliser des pages de faux-titre et grand-titre pour ouvrir le livre. Complémentaires de la vraie couverture du livre, ces pages – que certains pourraient juger inutiles – ont pourtant un intérêt pratique : quelle que soit la technique de façonnage utilisée pour votre livre, les premières pages sont toujours plus difficiles à ouvrir que la suite (entendez que mécaniquement elles auront tendance à vouloir se refermer et vous de les plier en abîmant le livre !).

Vocabulaire : la page de faux-titre reprend de façon sobre le titre du livre, sans mise en forme particulière et centré dans la page. La page de grand-titre à suivre reprend quant à elle tout ou partie des éléments de la couverture, dont le nom de l’auteur et l’éventuel éditeur. Ces pages sont les premières pages imprimées du livre et se positionnent toujours sur une page de droite (impaire) et non numérotées. Elles peuvent être complétée par une page de dédicace. Un livre est comme une mariée qui ne saurait pas se dévoiler trop facilement !

Note : dans le cadre d’une édition commercialisée, l’éditeur appose souvent ses mentions obligatoires et techniques en page de gauche face au grand titre. Mais l’inverse est vrai également : quand cette page de gauche reste vierge, on retrouve les mentions de l’éditeur en toute fin d’ouvrage… En transposant cet usage dans une édition familiale cette page de mentions obligatoires pourra être remplacée par la liste des contributeurs en listant par exemple ceux ayant contribué à la rédaction des textes ou la collecte des photos de famille ou encore à les scanner !

Organiser les pages liminaires du livre

Livre histoire familiale avant-propos

Livre histoire familiale avant-propos

Les pages à suivre sont les pages introductives de l’ouvrage, à partir de laquelle la numérotation commence à figurer. Ce contenu introductif pourra prendre diverses formes et plus ou moins de pages dans votre ouvrage : selon que vous aurez envie de présenter votre démarche, faire parler quelqu’un dans une préface ou encore proposer des éléments de contexte utiles à l’ensemble de la lecture (arbres, cartes, frises chronologiques, etc.).

Il n’y a pas d’usage strict sur la structure des pages liminaires d’un ouvrage et encore moins quant à la façon de nommer les parties : choisissez selon votre contenu entre introduction, avant-propos, préambule, avertissement, avis au lecteur…

Vocabulaire : l’introduction est écrite par l’auteur, la préface sera rédigée par un tiers invité par l’auteur. Les deux pourront cohabiter dans un même livre, dans ce cas la préface précèdera toujours le reste.

Note : même si les toutes premières pages de votre livre n’ont pas de numéro de page, elles comptent dans le décompte ; votre préface/introduction commencera donc par exemple en page 5 après le sommaire – dont il sera question dans le dernier paragraphe.

Soigner le corpus et sa présentation

Le corpus désigne le contenu principal de votre livre. Là encore, pas de figure imposée. Néanmoins dans la structuration de vos éventuelles parties, chapitres et sous-chapitres, vous prendrez soin de hiérarchiser de façon claire votre texte en utilisant des intitulés concis et présentés de façon homogène de bout en bout. Pensez à votre lecteur et posez-vous des questions lorsque vos niveaux de hiérarchisation des titres deviennent trop nombreux. C’est cette rigueur qui vous permettra de constituer un sommaire simple, compréhensible et concis pour débuter votre propos.

Au delà de la structure même de présentation, il faut rester rigoureux dans son contenu : pensez à mettre certains contenus non essentiels ou qui s’éloignent du fil rouge du discours en annexe, en note ou en encadré. Vous prendrez soin également de légender vos images, graphiques ou illustrations en précisant leur contenu et leur origine ; sans oublier les numéros de page et les éventuels rappels de titres de chapitre ou partie pour permettre au lecteur de s’y retrouver.

Vocabulaire : le renvoi est une référence à une autre page du livre (voir page …, cf. chapitre …) qui s’intègre dans le texte principal, la note numérotée est quant à elle une précision qui sera détaillée en bas de page ou dans une section consacrée en fin d’ouvrage pour apporter des explications non essentielles à la compréhension (définition, précision historique, source de l’information, etc.). L’encadré servira dès lors que l’on voudra apporter un contenu subsidiaire dans une page sans perturber le fil du texte principal.

Livre arbre généalogique liste

Livre arbre généalogique liste annexes

Note : La pagination ou numérotation des pages sera classiquement faite en chiffres arabes et pourra différer d’une numérotation en chiffres romains dans d’éventuelles annexes.

Mettre un point final à son discours

La conclusion peut, comme l’introduction, faire l’objet d’une partie à part… ou pas ! Encore une fois, il faut déterminer si cela le mérite. La conclusion peut aussi bien être le dernier paragraphe du dernier chapitre, comme un développement particulier qui synthétise l’ensemble, fait écho à l’introduction ou amène une ouverture…

Les remerciements peuvent tout à fait constituer le point final de l’ouvrage, pour remercier vos contributeurs autant que vos lecteurs d’être parvenus jusqu’au bout ! Mais sur ce point encore, pas de règle, de nombreux ouvrages présentent les remerciements en début d’ouvrage, avant l’introduction…

Vocabulaire : La conclusion en tant que partie séparée n’est pas systématique, néanmoins on considère que c’est la fin du corpus principal de l’ouvrage et qu’au delà figurent les parties d’annexes, index ou de références. Le terme épilogue est plutôt réservé aux récits qu’aux exposés documentaires ou généalogiques.

Justifier l’ensemble en fournissant ses références

Votre livre pourrait s’arrêter là et ce sera probablement le cas dans un récit personnel où votre parole aura guidé le fil de l’écriture. Néanmoins pour aller au bout des choses dans la plupart des ouvrages, il est d’usage de justifier de sa bibliographie : dans une synthèse généalogique on justifiera de l’ensemble des services d’archives visités et des ouvrages consultés dans la bibliographie. C’est ici également, comme mentionné plus haut, que sont listées l’ensemble des notes apposées dans le texte principal si le choix a été fait de ne pas les reporter en bas de page mais plutôt en fin d’ouvrage. Enfin selon les cas, il peut être utile d’ajouter un glossaire des termes ou un index des lieux ou des personnes citées pour faciliter la consultation de l’ouvrage à la volée.

Note : quand il est question de justification, n’oubliez surtout pas de justifier les crédits des photos ou documents qui ne vous appartiennent pas, comme les références des citations empruntées à d’autres auteurs. Votre livre, même destiné au cercle familial, doit respecter les lois en vigueur sur les droits d’auteur en rendant à César ce qui est à César !

Respectez les usages, mais faites-vous plaisir !

Réfléchissez un instant et repensez aux derniers livres que vous avez découverts en librairie. Pour savoir si vous alliez l’acheter, votre réflexe a probablement été de chercher le sommaire pour en découvrir le contenu. Sans même y penser, si ce livre avait plutôt une table des matières, vous aurez été le chercher en fin d’ouvrage…

Vous l’aurez compris, il y a des usages, mais prenez trois livres d’éditeurs différents au hasard dans votre bibliothèque et vous constaterez que chacun a sa propre interprétation de ce qu’il convient de faire. Le principal est donc que l’information soit structurée, de choisir une logique et de s’y tenir !

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